démantèlement des centrales nucléaires

都市情迷Aller au contenu |Aller au menu |Aller à la recherche

都市情迷dimanche 26 ao?t 2018

Gestion du sous sol de la centrale de Brénnilis

都市情迷 Une partie de bras de fer est en cours entre EDF, gestionnaire dudémantèlement, et les collectivités, responsables du site après ledémantèlement. Il y a déjà eu des décisions de prises lors du remblaiement duBCI où se trouvaient les bassins de stockage. Le bassin principal étant enbéton il a probablement laissé des traces à travers les fissures, inévitablesdans ce matériaux. On n'a pas de compte rendu des résultats d'analyses, mais unpompage de la nappe est en cours depuis 18 ans, appelé "rabattement", avecrejet dans le lac "aux normes" (inférieur à 10 Becquerels). Les élus ontdemandé une analyse biologique pour vérifier l'absence de nocivité des produitsrejetés selon les normes. Il leur est répondu que les analyses sur les poissonsdu ruisseau ELLEZ sont "aux normes".

C'est la toute l'ambigu?té?: les "normes" reposent sur les décisionsd'une commission après un échange entre "experts" définissant des hypothèses,alors que les analyses biologiques sont des résultats publiés. (En général lamortalité d'embryons de poissons en fonction de la concentration duproduit).

D'où la controverse sur la gestion des terres du sous sol de la STE (stationde traitement de effluents). EDF propose de creuser 50 cm sous l'ancien radier(fortement contaminé) nouvellement démoli. Pourtant l'analyse du sous solmontre que l'on retrouve des traces de contamination infiltrée jusqu'à 4 m sousce radier. D'où la réaction des associations?:

"Communiqué des associations de la CLI (Bretagne vivante, AE2D, CLCV29, Vivre dans les Mont d'Arrée, Groupe Mammalogique Breton, Eaux et Rivièresde Bretagne. Les associations se sont exprimées contre l'approbationdu bilan 2017 en raison du refus d'EDF de communiquer sur les co?ts financiersdu démantèlement de la centrale EL4, dite de Brénnilis, et cela malgré lesdemandes constantes d'élus et des associations relayées par la présidente etmême exprimée par le sous Préfet de Chateaulin. Par ailleurs les associationsont demandé que la CLI étudie la possibilité que soit engagé un recours auConseil d'?tat contre l'autorisation de l'ASN (Autorité de Sureté Nucléaire).Cette décision du 25 avril 2018 autorise EDF à procéder aux opérationsd'assainissement partiel du sous-sol sur 50 centimètres en dessous de lastation de traitement des Effluents de la centrale nucléaire. La STE a uneemprise au sol de 750 m2, le texte prévoit la possibilité pour les tiers d'unrecours dans un délai de quatre ans. L'autorisation de l'ASN de ne pas réclamerune décontamination plus poussée apparait entachée de faiblesse etirresponsable pour les raisons suivantes: 1/ Ce chantier est un précédent quirisque de déterminer les niveaux de contamination partielle lors dudémantèlement du B?timent réacteur et au moment de l'abandon du Site par EDF.En effet les fondations du b?timent réacteur descendent à plus de 12m deprofondeur. 2/ La centrale est située sur une tête de bassin versant majeure ,dont le réseau hydrologique est indispensable à l'alimentation en eau potablede la ville de Quimper et du Sud-Finistère. 3/ Il est reconnu que la diffusionde la radioactivité résiduelle du sous sol de la STE va migrer vers l'ELLEZpuis l'Aulne (des "spots" diffus de radioéléments sont attestés par EDF). 4/L'exploitant a refusé des analyses en situation réelles, après l'enlèvement dubéton du radier. Les analyses fournies datent de 2008. Nous avons appris encours de réunion que c'est l'ASN qui sera chargée des analyse bilan après lestravaux. 5/ L'ASN admet admet que l'argument d'EDF suivant lequel"l'assainissement complet n'est pas raisonnablement possible ", sans quel'exploitant apporte des éléments notamment économiques et financiers. 6/ l'ASNaffirme que l'arrêt du rabattement de la nappe phréatique aurait des"conséquences acceptables" alors que la demande d'arrêt de pompage(rabattement) de la nappe phréatique) ne sera examinée qu'ultérieurement. L'ASNa reconnu publiquement que les demandes de décontamination du sous-sol et durabattement auraient du être examinées en même temps."

mardi7 mars 2017

Pourquoi les réacteurs fran?ais sont du même type que ceux de Fukushima

Un tas d'arguments sont produits pour dire que nos 58 réacteurs sontdifférents. Il y a effectivement des centaines de différences qui peuventjustifier n'importe quoi. Mais une formule simple montre que le danger estidentique?: deux simples formules l'expliquent.

Zr (s) + H2O(g) = 2 ZrO2 + 2H2(g)?: au dessus de 1000 degrés, lezirconium produit de l'hydrogène L'hydrogène étant détonant, une simpleétincelle produit l'explosion?: 2H2+02(g)= 2H2O(g) + chaleur

Un simple problème de refroidissement non contr?lé produit unecatastrophe.

C'est l'évacuation de cet hydrogène dans l'atmosphère qui a évité

l'explosion à three Miles Island. 1 000 degrés étant vite atteint, c'est cequi peut se produire sur un réacteur c ontenant du zirconium, Brénnilis ycompris et les 58 centrales aussi, plus facilement puis qu'elles chauffentencore. C'est tout simple

dimanche 10 juillet 2016

CLI du 7juillet 2016 : De mal en pis

都市情迷

Je cite les termes du communiqué de l'ASN?:

"L'ASN considère que les conditions de sureté pour la poursuite desactivités de démantèlement partiel du site des Monts d'Armée se sont révélées"en retrait".

Le 23?septembre 2015, un incendie est survenu sur le chantier dedémantèlement des échangeurs, alors en phase finale de repli, et a été pris encompte dans le cadre du plan d’urgence interne du site. Le chantier dedémantèlement des échangeurs et le chantier de démantèlement de la station detraitement des effluents sont interrompus depuis lors. L’ASN relève que lesanalyses préalables et la prise en compte spécifique du risque d’incendie pourla réalisation de ces phases d’activités étaient insuffisantes. L’ASN a demandéà EDF d’engager au plus t?t toutes les actions visant à revoir l’ensemble desdispositions organisationnelles et humaines mises en ?uvre pour ma?triser lesrisques liés aux travaux par point chaud sur les chantiers de démantèlement. Lechantier d’assainissement et de démolition de la station de traitement deseffluents a été interrompu à plusieurs reprises, notamment à la suite de lachute d’un matériel de tri des gravats. Par ailleurs, l’ASN a vérifié lerespect, globalement satisfaisant, des engagements pris par EDF à l’issue del’inspection réalisée en 2014 concernant la gestion de l’aire de déblais et lerespect des conditions liées à la gestion des eaux contaminées sur le site.L’ASN a re?u le plan de gestion des terres situées sous l’ancienne station detraitement des effluents et attend qu’EDF lui soumette un nouveau dossier envue du démantèlement complet de l’installation."

En langage courant cela veut dire que les consignes les plus élémentairesn’ont pas été respectées et que le chantier est ??interrompu ?. Pourautant le système de fonctionnement n’est pas remis en cause et doit reprendredès que possible ??pour ne pas prendre de retard".

Une attitude qui nous inquiète puisqu’il est demandé de prolonger dedeux ans ce chantier, qui devait se terminer à la fin du mois, et de produireun projet de démantèlement total, sans donner d’appréciation sur les risquesencourus par la population et par les opérateurs, par une telle méthode detravail.

vendredi 25 septembre 2015

l'incendie du 23 septembre 2015

L’incendie de Brénnilis?: Aucun accident nucléaire n’est anodin

Les divers communiqués officiels sont rassurants comme d’habitude et lasituation qualifiée de ??sans risques ?. Pourtant aucun accident nucléairen’est ??sans risques ?, comme le prétend la Préfecture. Il reste àBrénnilis la cuve du c?ur de la centrale, certes sans combustible et sansmodérateur, la Station de Traitement et d’Epuration et les échangeurs sont enchantier, et la contamination nucléaire subsiste donc en de nombreuxendroits.
Celle-ci est plus nocive que l’irradiation. Le temps de réponse est seulementplus lent et, comme d’autres atteintes à la santé, elle ne devient parfoismortelle qu’au bout d’une vingtaine d’année.
Nous ne souhaitons mettre personne sur le banc des accusés, mais tirer lesle?ons d’un incident, sur lequel on va très vite tenter de passer l’éponge,afin que le personnel exécutant, et peut-être l’environnement, n’en aient pas àen souffrir d’une fa?on endémique.
L’incendie survenu le 23 septembre à 15h, a duré une heure et demie. C’estconséquent et rare, parce que très dangereux en zone contaminée ou les produitsradioactifs peuvent se vaporiser rapidement et causer de gros dég?ts. Lesmoyens sont habituellement importants sur place et les préventions trèsétudiées.
Le représentant associatif de la CLI qui avait assisté au dernier exercice surle site avait été critiques sur les conditions d’intervention, forcémentextérieure et moins préparées.

Il semble que le feu ait pris dans l’atelier de découpe des échangeurs, oùles opérateurs étaient peu nombreux, équipés de scaphandres et en zonecontaminée. Les moyens d’intervention contre le feu devaient y être restreintset les moyens d’intervention de l’extérieur difficiles à déployer, sanss’exposer les opérateurs à une contamination externe et interne.
C’est une situation fréquente en déconstruction. L’atelier de découpe deséchangeurs, où le plafond a fondu, semble être fortement détérioré, puisquefabriqué en matières plastique et en plexiglass. (Nous avions été trèscritiques lors de sa construction).

On signale assez souvent ce genre d’incendies ??sansconséquences?? dans de nombreuses centrales. Les rapports d’expertise nesont jamais publiés.

Nous allons donc observer les enquêtes en cours, que nous espérons moinslénifiantes et plus détaillées, que les premiers communiqués, probablementcoordonnés, faits par EDF, l’ASN, la Préfecture et le Conseil Général duFinistère.

Concernant les contaminations chimiques et nucléaires subies par lesintervenants, nous souhaitons que les résultats des examens complémentairessoient aussi publiés, les mesures immédiates et sommaires négatives, étantsouvent contredites par les examens postérieurs plus approfondis, lorsqu’ilssont publiés.

Enfin nous demandons que soit mise en place une véritable filière dudémantèlement dotée de moyens humains et du matériels spécialisés et nonsoumise aux aléas des strates nombreuses de la sous-traitance incontr?lée.

jeudi5 mars 2015

dernière nouvelles du démantèlement

Rappel?: La centrale de Brénnilis, construite en 1962, était unprototype industriel qui a produit 6,235 TW soit environ l’équivalent de 10 ansà pleine puissance. Connectée au réseau en 1967, elle est arrêtée en1985.

Depuis le démantèlement est en cours.

Arrêté lui aussi en 2007.il a repris en 2011. Des centaines de M3 de terrecontaminée ont été enlevé de l’ancien canal de rejets et transportés aux centrede stockage de Soulaines et de Morvilliers, dans l’aube, sans que la trace dela centrale soit totalement effacée. Les échangeurs de chaleur ont été découpéset sont expédiés eux aussi, par morceaux, au CIRES de Morvilliers, sans êtredécontaminés, et stockés entre deux couches de sable, sous contr?le pendant 30ans pour être "remis à la nature dans 3 siècles.... La Station de Traitementdes Effluents (STE) est en cours de démontage, après qu’un nouveau b?timent aitété construit, pour que le sol soit assaini profondément.

Le ??CIDEN ?, service de démantèlement des centrales EDF, a convenuqu’il ne recommencerait pas à travailler comme à Brénnilis et prépare unenouvelle procédure, sans doute adossée à des moyens plus élaborés, pourdémanteler les 58 centrales qui vont arriver en fin de vie .

Rappelons que le projet de Lois sur le changement climatique qui sera votéecette année, prévoit de les remplacer en équivalence des 63 GW nucléaireexistants, par d’autres centrales.

Le démantèlement a déjà co?té un demi milliard jusqu’à présent. La CLI(commission Locale d’Information) se réunit trop discrètement, à huis clos,sous la présidence du Conseil Général. Les élus ont la majorité absolue. Ellene joue pas son r?le d’information et laisse à EDF les coudées franches pourses transports, ses rejets dans le lac et ses enfouissements.

A la question évoquée à la dernière CLI a re?u des réponsessurprenantes?: EDF ne communique plus sur le co?t. La phase 3(démantèlement total) est remise a une date ultérieure et le ??retour àl’herbe?? reconnu impossible. Le site restera industriel, propriété EDF,??ad vitam ?ternam ?.
Michel MARZIN

samedi 24 novembre 2012

Brénnilis : toujours d'actualité en 2016

pour lire, cliquer sur les images?:

couleur-pg1-2_Page_1.jpg

mardi 20 novembre 2012

Brénnilis

Le 4 décembre, réunion de la CLI, à 17h, à Quimper?:
Nuc_6_couleur_Page_2.jpg

vendredi3 ao?t 2012

un chantier spectaculaire

ChantierSi vous passezpar Brénnilis, allez voir le chantier d'assainissement du chenal de rejet quilonge la cl?ture, près de la route qui mène à Braspart (à gauche avantl'ancienne entrée de la centrale). Le décapage est impressionnant, bien que EDFait communiqué que les produits, trouvés par la CRIIRAD, soient inoffensifs.Vous trouverez ci dessous un lien vers une vidéo donnant une idée dutravail.

https://www.dropbox.com/sh/t4lpkg23366paip/nzK4FGhENH

samedi4 février 2012

Réaction en chaine

Complément aux réponses faites au cours de la réunion du 2 février 2012 àSuscinio, Ploujean sur le r?le de l’eau lourde.

EL4 était le prototype industriel d’une nouvelle filière de ??chaudièrenucléaire?? qui devait remplacer la filière graphite-gaz dont plusieursréacteurs avaient été construits à Marcoule (CEA) et à Chinon (EDF) . Danscette nouvelle filière, l’eau lourde devait remplacer le graphite commemodérateur pour obtenir un meilleur rendement et permettre de n’utiliser que del’uranium naturel comme seul combustible. Le caloporteur (qui transmet lachaleur pour produire la vapeur) était le gaz carbonique à 60 bars depression.
R?le du modérateur?: pour qu’un neutron??casse?? un noyau d’uranium, il doit le percuter à une vitessecontr?lée très inférieure à la vitesse qu’il a la sortie du corps instable quil’a produit (proche de la vitesse de la lumière?: lorsque la vitesse esttrop grande, le neutron rebondit sans casser).reaction_en_chaine.jpgAu cours de ce??ralentissement?? un nombre trop important de neutrons étaientperdus dans le graphite, l’eau lourde a un meilleur rendement. Dans les 58réacteurs actuellement en service, c’est l’eau légère (naturelle), qui sert àla fois de ralentisseur et de caloporteur. Ce qui nécessite un combustible plusenrichi en uranium 235.
Pour que cette filière fonctionne, il fallait mettre au point un gainage despastilles d’uranium fritté qui soit très peu absorbant. Le premier chargementutilisait de l’inox, le second du zirconium (actuel gainage du combustible des58 REP). L’alliage n’ayant pu être mis au point et la filière s’avérantextrêmement polluante en tritium, le projet fut abandonné au cours de l’étudedu second réacteur de 400 Mw qui devait être construit à Brénnilis.
Je me souviens d'avoir fait une note demandant que les opérateurs devantintervenir dans le réacteur soient équipés de tenues étanches et d'appareilsrespiratoires autonomes.
J’espère avoir mieux répondu à la question que je n’avais pas complètementtraitée dans le ??feu de l’action ?, pardonnez moi.

vendredi 23 décembre 2011

Le retour des habitants se prépare à Fukushima ?

Zone FukushimaCetitre dans les quotidiens ce matin (23 déc.) pourrait faire croire que lesréacteurs étant maintenant ??refroidis ?, le risque diminue pour leshabitants de la région de Fukushima. Un ?coup de Com?? réussi du lobbynucléaire.

En fait la nouvelle carte du zonage d’évacuation de Fukushima, pose ànouveau le problème des risques réellement subis par la population japonaise.Les unités physiques normalement utilisées pour tenter d’évaluer ces risquessont le Gray pour l’irradiation et le Becquerel pour la contamination. Or lesdoses sont presque toujours exprimées en Sievert, unité "virtuelle". Cela veutdire que l’on utilise des équivalences, sans donner les références des formulesd'évaluation et des différents coefficients. On s’en tient presque toujours àla radioactivité et on considère que la contamination est négligeable. Cela aconduit, après Tchernobyl, à publier des bilans donnant une mortalité qui variede quelques dizaines à un million de décès, par des organismes ayant desréférences scientifiques tout aussi sérieuses. Les principales victimes de cescontroverses sont les enfants, qui sont beaucoup plus sensibles auxrayonnements et aux contaminations. On a encore en mémoire ces regardsd’enfants Ukrainiens qui semblaient nous demander ??qu’ai-je fait pourmériter ce ch?timent?! ?. Toutes ces batailles de physiciens sontennuyeuses et nous zappons, laissant le champ libre aux truqueurs, maissurtout, nous accentuons notre propre risque puisque nous habitons la zone laplus nucléarisée au monde.

samedi 12 novembre 2011

L'impact sanitairedu nucléaire intervient aussi dans la crise économique : environ 2 000 milliards d'Euros en Europe

combustibleConséquencesde Tchernobyl
par Alison Katz, Le Monde Diplomatique, décembre 2010.En dissimulant auxpopulations les conséquences sanitaires et écologiques de l’accident deTchernobyl, les dirigeants des grandes puissances participent à ladésinformation cinquantenaire dont bénéficie l’industrie nucléaire, aussi biencivile que militaire (1). Cette stratégie, car c’en est une, est coordonnée parl’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), porte-parole del’establishment nucléaire, gr?ce à la promotion d’une pseudo-science (2) surles effets des contaminations radioactives. L’Organisation mondiale de la santé(OMS) en est, hélas, partie prenante, du fait de l’accord signé en 1959 entreles deux agences. Ce document interdit à l’OMS d’informer les populations surles effets des rayonnements ionisants pour les humains sans l’aval de l’AIEA.En janvier 2010, toutefois, l’Académie des sciences de New York (NYAS) a publiéle recueil le plus complet de données scientifiques concernant la nature etl’étendue des dommages infligés aux êtres humains et à l’environnement à lasuite de l’accident de Tchernobyl. Cet ouvrage met à la disposition du lecteurune grande quantité d’études collectées dans les pays les plus touchés?:la Biélorussie, la Russie et l’Ukraine (3). Les auteurs estiment que lesémissions radioactives du réacteur en feu ont atteint dix milliards de curies,soit deux cents fois les retombées des bombes atomiques lancées sur Hiroshimaet Nagasaki?; que le nombre de décès à travers le monde attribuables auxretombées de l’accident, entre 1986 et 2004, est de 985 000, un chiffre qui aencore augmenté depuis cette date. Des 830 000 ??liquidateurs??intervenus sur le site après les faits, 112 000 à 125 000 sont morts.
Beaucoup de ces hommes et femmes ont re?u, souvent sans protection, d’énormesquantités de rayonnements et ont inhalé des poussières fortement chargées enisotopes de l’uranium. L’OMS et l’AIEA avaient présenté, en 2005, un biland’une cinquantaine de morts parmi les liquidateurs et jusqu’à 9 000 décès??potentiels, au total ?, attribuables à la contamination radioactive — etce uniquement parmi les populations les plus affectées de Biélorussie,d’Ukraine et de la Fédération de Russie… Des milliers d’études ont mis enévidence dans les pays touchés une augmentation sensible de tous les types decancer, ainsi que des maladies des voies respiratoires, des affectionscardiovasculaires, gastro-intestinales, génito-urinaires, endocriniennes,immunitaires, des atteintes des systèmes lymphatiques et nerveux, de lamortalité prénatale, périnatale et infantile, des avortements spontanés, desmalformations et anomalies génétiques, des perturbations ou des retards dudéveloppement mental, des maladies neuropsychologiques et des cas de cécité. Siles conséquences sanitaires et environnementales laissent les technocrates demarbre, la facture économique finale, elle, devrait les émouvoir. Pour lesvingt premières années, les dépenses directes provoquées par la catastrophepour les trois pays les plus touchés dépassent 500 milliards de dollars, cequi, rapporté au co?t de la vie dans l’Union européenne, représente plus de 2000 milliards d’euros. Autant, donc, sinon plus, que le co?t de construction detoute l’infrastructure nucléaire mondiale !
Alison Katz
Centre Europe - Tiers monde (Cetim), Genève?;
fonctionnaire internationale à l’Organisation mondiale de la santé (OMS)pendant dix-huit ans.

mercredi 12 octobre 2011

Notes sur le démantèlement de Brénnilis

Brénnilis (Finistère)STE

Prototype industriel 250 MW Thermiques, (70 Mwe) pas prêt, sur une filièredangereuse, mais militairement intéressante (Tritium, Pu). Divergence en 1966.L’équipe enthousiaste des années 60 a payé cher son investissement. - Il y a eudes morts par contamination?: tritium sous évalué (5,7 Kev). - Lesconditions de travail sur les chantiers nucléaires se sont dégradées Le partagedes doses des années 60 s’est transformé?: - Introduction technique desintérimaires de la navale de Brest. - Introduction économique des intérimaires??chargés de chantier?? ??sous contr?le?? - Dégradationsdes conditions de travail (facteur 8 à 10 des profits pour les entreprises) -Mauvais suivi et mauvaise protection sociale des agents.

Le démantèlement de Brénnilis

Commencé en 1985, après l’arrêt de la centrale, par la M.A.D. et laphase1?: - Vidange des 2 000 éléments combustibles (31 tonnes) - Contr?le,mise en conteneur et évacuation du stock (60 tonnes) vers Cascad à Cadarache,par chemins de fer. - Vidange des 100 tonnes d’eau lourde, épuration à Grenobleet stockage à Cadarache (ITER) - Mise en sécurité et démontage des circuits pasou faiblement contaminés.

En 1996, l’arrêté autorisant la phase 2 est signé, avecenquête publique, et les travaux de démantèlement des circuits eau lourde (lefour de Marcoule (explosé) a été commandé et financé en partie par Brénnilispour cela) et des b?timents de commande (BCB), de stockage du combustible(BCI), du ??cimetière?? de déchets solides et du b?timent detraitement de Effluents (STE). Elle doit durer 2 ans. En 2006, contre touteattente, puisque le démantèlement total n’était envisagé qu’après 2050, commedans les autres pays nucléarisés, le décret de démantèlement total (phase 3)est signé. Les circuits du c?ur du réacteur (la cuve en inox fait 4,5m dediamètre) génèrent actuellement une dose mortelle, si la protectionpériphérique de 4,5 m est démontée. Le nucléide principal (le cobalt 60)décroit de moitié tous les 5,2 ans. Il est donc urgent d’attendre… Le co?t dudémantèlement est alors évalué à 482 Millions d’Euros contre 300 prévus audépart. La cour des comptes s’en est émue.
La phase 2 n’est toujours pas terminée?: la STE toujours en place et lecanal de rejet, contaminé, est, par contre, ouvert au public?: 10 ans aulieu de 2. EDF ne donne pas les raisons du retard !
En 2007, Sortir du Nucléaire Cornouaille attaque le décret en justice etobtient l’arrêt des travaux.
En 2010, L’enquête publique conclu à un avis défavorable sur le projet de phase3 d’EDF. (Le Conseil Général du Finistère, PS, a donné un avis favorable au vudu même rapport, avec 10 pages de réserves)
En 2011, un nouveau décret est sorti pour reprendre la phase 2, mais ilcomprend le démantèlement des échangeurs, jusque là compris dans la phase 3.EDF continue à tricher !

Le démantèlement est une pompe à fric

Le marché mondial, évalué en 2008 par Hervé Kempff (Paru le 2/10/08 dans LeMonde) à Mille Milliards de Dollars. (Moitiè militaire, moitié civil)

Le chiffre d’affaire, en progression, devrait être de 5 à 6 milliard paran.

Les Etats Unis ont provisionné 22 Milliards de dollars , seuls 6 ont étéretrouvés. La France a provisionné 24,8 Milliards d’Euros. (Qu’en reste-t-ildans les manipulations de garanties financières actuelles ?). Le flux estévalué à 5 à 6 milliards de dollars par an. C’est entre 50 et 60 milliardsd’Euros qu’il faut provisionner puisque nos centrales ont dépassé les 25 ansd’?ge. Il faut y ajouter le co?t, l’entretien et la surveillance des stockages(Dits provisoires).

Note importante EDF ??communique?? sur la diminution de la dosed’irradiation intégrée par les travailleurs (en Siéverts, unité contestable,puisque affectée d’un coefficient au calcul contesté). Le plus grand nombre demorts (non pris en compte) est d? à la contamination dont les intervenantsconservent les effets toute leur vie au contact direct des organes (les effetssont jugés inversement proportionnels au carré de la distance). L’irradiationcesse dès que l’on s’éloigne suffisamment de la source.

A Brénnilis la moitié (47%) des agents ayant travaillé ??sous risquetritium?? est décédée de mort précoce (avant 65 ans, critère médical). LaGrande Bretagne et la Russie ont reconnu les mortalités dues au tritium. LaFrance dit?: pas de plainte judiciaire, pas d’enquête.

Les déchets

Seule l’Allemagne a commencé un stockage profond dans une mine de sel (àHASSE) réputée ??inaltérable ?. Elle a commencé le retraitement (trèsco?teux) à la suite d’infiltrations d’eau. En France un laboratoire existe,mais pour l’instant seuls des stockages provisoires sont en cours (ICEDA)

Risques sur les habitants et l’humanité

Les risques sont sous évalués?: quel est la part du nucléaire dans lescancers qui vont doubler dans les 15 ans à venir?? Actuellement seulement20 % des causes sont recensées. Les effets des radiations ionisantes n’ont étéchiffrés que pour les utilisations médicales. La polémique sur les cancers dela tyro?de en Corse fera peut-être évoluer les positions. La mortalité précocede la moitié des agents ayant travaillé à Brénnilis sur les circuits eau Lourden’est pas pris en compte (la Grande Bretagne et la Russie ont reconnu le risquecancérigène de l’eau Lourde sur les travailleurs. Le Canada a recensé toutesles études existantes en 2010. La France a mis en place une commission à lasuite e cette étude) La CIPR (Commission Internationale de Protection contreles Radiations) a indiqué en 1991 que toute dose de radiation est susceptiblede générer un risque cancérigène. Les poissons plats de la Manche sontcontaminés chez les Anglais, pas chez les Fran?ais. L’accident majeur étaitévalué à 1 sur 1 Milliard avant Three Miles Island.

Il y a 480 réacteurs dans le monde, au moins 4 ont eu un accident majeur.

L’exemple de Tchernobyl?: entre quelques dizaines et un million dedécès selon les sources?! Les enfants de moins de 3 ans sont les plusexposés (Ukraine) Le plan d’évacuation est insuffisant?: l’exemple deFukushima. Les familles des dirigeants ont été évacuées hors Japon dès le weekend qui a suivi l’accident, les plus pauvres sont encore dans des secteurscontaminés, 7 mois plus tard. Le stockage temporaire n’est pas sécurisé?:Le stockage de La Hague qui fuit, est à retraiter, Le H 3 (tritium), estdétecté en dehors des silos à Soulaine.

Le risque majeur

Le risque de fusion du combustible incontr?lé existe sur nos 58 réacteursC’est le Président de ASN, Claude LACOSTE, qui l’a dit?: nos centralessont du même type?: refroidies à l’eau légère, gainées au zirconium. Lefait d’avoir plusieurs étanchéités présentes des avantages et desinconvénients, mais ne change rien au processus en cas d’arrêt durefroidissement (Feu d’hydrogéne). à 1800 degrés, le gainage fond A 2500 degrésles pastilles d’uranium fondent avec un risque de fuite du magma à l’extérieurde la cuve. Les rejets, indispensables pour éviter ??l’effet Tchernobyl ?,stérilisent plusieurs dizaines de km (variables avec la météo), maisprogressivement touchent tout le pays et s’inscrit dans un processus decontamination irréversible, même s’il diminue dans le temps, suivant lesactinides (30 ans pour le césium 137).

Les solutions alternatives existent

Dès 1975, des Projets Alternatifs ont été Publiés?:??L’électronucléaire en France?? par la CFDT Le Projet Alter Fran?aisLe Projet Alter Breton. (1979), à la suite de l’accusation du ??retour àla bougie?? par les promoteurs de Plogoff. 30 ans après, les chiffresproposés pour une ??Bretagne sans Pétrole et sans nucléaire?? en l’an2000, se sont avérés exacts. Seul la partie transport a??déplafonné?? (doublement)

L’équipe du Projet Negawatt a écrit un processus équilibré et chiffré desortie du nucléaire avant 2025. A la suite du Land de Fribourg, L’Allemagne afait le choix d’investir massivement dans les énergies renouvelables et lesmaisons passives. 350 000 emplois non délocalisables ont été créés. Ildevraient atteindre rapidement 550 000. Le GIEC estime que les ressourcesnaturelles sont suffisantes pour faire face aux besoins de l’humanité sansproduire de CO2. L’utilisation du pétrole existant est suffisant pour mettre leclimat en grave difficulté?: Hubert REEVE a dit devant 5 000 personnes àMorlaix?: l’amorce de la disparition des mammifère est perceptible dansles analyse de variation du climat.

samedi 19 mars 2011

Une catastrophe nucléaire de plus !

décroissance combustible Après three Miles Island, ondisait?: on s'en est tiré, ?a ne se reproduira plus. Après Tchernobyl, ona dit?: les "russes" sont à la dérive, ils font n'importe quoi.Maintenant, on commence à dire?: l'entreprise privée japonaise quiexploite le réacteur a fait n'importe quoi. En fait c'est une maladie endémiquequi risque de perdurer !
Quand on sent que la situation est grave et qu'on nous "embrouille", la seulesolution est de faire simple !
Des milliers de personnes vont mourir. soit rapidement sous l'effet del'irradiation, soit à petits feux à cause de la contamination.
Ce sont les plus faibles, les plus démunis qui payent le plus lourd tribu. Lescadres dirigeants de l'énergie nucléaire au Japon avaient disparu le Week enddernier?: ils étaient partis mettre leur famille à l'abri au Viet Nam, enTha?lande ou plus loin.
Les plus exposés sont les enfants. Plus ils sont jeunes, plus ils vont êtretouchés. Et il y en a beaucoup qui sont restés dans la zone des 10 à 20 Km, cequi est "criminel"?: ils prennent des doses énormes, leur vie estgravement en danger.
Comment réagir?? : faire fonctionner notre intelligence?! : Pour nousbloquer on nous dit?: "C'est compliqué, vous ne pouvez pas comprendre,faites nous confiance !" , et on nous sert des mensonges éhontés :
On nous donne des valeurs complexes mises au point sur des calculs truqués.Depuis 1945, toutes les normes sont contr?lées par un petit groupe qui lestrafique?: ne vous y fiez pas !
On nous dit?: il n'y a pas d'autres solutions?: c'est faux?! Onnous a déjà fait le coup au moment de Plogoff, nous avons construit le ProjetAlter Breton, pour mieux vivre sans pétrole (l'Amoco) et sans nucléaire(Plogoff). Le Plan n'était pas facile à mettre en oeuvre, il fallait évoluer,mais c'était possible?: 30 ans après, les chiffres publiés se sont avérésjustes et l'Etat commence à peine à mettre quelques mesurettes en oeuvre!
On raconte?: ils veulent tout arrêter tout de suite et semer lapagua?e?: ce n'est pas vrai! nous disons qu'il faut de 20 à 30 ans pourmettre en place une transition, avec des moyens énergiques, des créditsconséquents, tout de suite !
Pourquoi recule-t-on constamment l'échéance?: pour le fric?! lenucléaire est une vache à lait pour un petit nombre et un fardeau pour lamajorité?! Et malheureusement, il n'y a pas que les partis "dits dedroite" qui temporisent !
Et enfin la plus grosse?: on est les meilleurs, ?a ne nous arriverapas?! . C'est malheureusement faux, nous sommes les plus exposés au mondeparce que les plus nucléarisés.
L'origine des explosions est connue?: ce sont des feux d'hydrogèneprovenant de la surchauffe du combustible. Les causes sont multiples, on nepourra jamais les éliminer toutes. Quand un feu d'hydrogène se déclare dansl'industrie, c'est un accident majeur, quand il se déclare dans 100 tonnesd'uranium, c'est l'enfer?! Celui qui s'en approche est un condamné à mort!
Sommes nous à l'abri de la pollution japonaise?: malheureusement non.les400 à 1 000 tonnes de radio éléments qui se dispersent au Japon soit dans l'airà chaque explosion, soit dans la mer lorsque l'on déverse du liquide derefroidissement, vont diffuser, elles ont déjà commencé à diffuser dans lemonde entier. Bien s?r la quantité est très faible en France, mais aucune dosen'est inoffensive. et les effets ne sont pas uniquement fonction de laquantité?: Nous réagissons suivant notre sensibilité génétique auxproduits et cette réaction est variable suivant notre forme du moment. Bien s?rplus il y en a et plus c'est dangereux, mais la diffusion va continuer, ladurée de vie des radio élément ne décroit vraiment qu'au bout d'un siècle et ladécroissance dure 1000 ans sans jamais disparaitre. (voir la courbe verteci-dessus).
Comment sortir de ce traquenard?? Exiger d'être informés, remettre enplace la démocratie qui est la gestion collective de l'intelligence. On doitcesser de nous prendre pour des ?nes et nous donner les moyens de connaitre lesdanger et de nous en protéger. Indignez vous dit Stephane HESSEL, c'est bien,mais devant la gravité de la situation,
Réagissez?! ayez confiance en vous?! pas aux "ordres venus d'enhaut"?!

mercredi 16 mars 2011

phénomène de criticité inqiuiétant

criticité La fusion des éléments combustibles, non refroidis, aentrainé un phénomène de critité qui peut aller jusqu'à l'explosion. Ilinterdit l'accès dans l'enceinte du réacteur sous peine de mort certaine. Lamasse de combustible, de 111 tonnes dans les réacteurs, est probablement trèssupérieure dans la piscine de stockage du réacteur 4, qui s'est asséchée etmonte en température. Contrairement aux affirmations, les réacteurs Fran?ais,de construction différente (pressurisés au lieu de bouillants), émanent tout demême d'une même technologie (réacteurs à eau légère) et doivent donc êtresérieusement réévalués. Le plus anciens, Fessenheim mériterait l'arrêt commeson homologue allemand.

mardi 15 mars 2011

Réaction brève

Bouillant A brénnilis, nous avions 30 000 crayons de 1kg. Quandl'un d'eux était vraiment percé, le réacteur était arrêté et nous montions, dejour comme de nuit pour l'extraire afin que la cuve du réacteur ne soit pastrop contaminée et ne rejette pas trop de produits de fission dansl'environnement.
Au japon, il i a l'équivalent de 111 000 de nos crayons, par réacteur, à "l'airlibre". Ils vont pourrir tout l'environnement pendant des mois, des années.
Il y a des dég?ts effroyables, probablement pour plusieurs générations.
A mon avis, le plus important est de préparer quelques mesures d'urgence?:préparation d'un plan de secours alimentaire d'urgence et à moyen terme vers leJapon et l' évacuation des enfants et des personnes les plus démunies vers desrégions non contaminées.
En France?: renforcement immédiat du plan d'implantation de moyens deproduction d'énergies renouvelables. .

lundi 14 mars 2011

Japon : le scénario de l'horreur

combustible)
On croyait avoir connu le pire à Tchernobyl, on croyait que le mauvais état descentrales Soviétiques expliquait cet accident. Voila que le pays le plus équipéen matière de réponse aux calamités, le plus prévoyant, est victime du mêmescénario !
Malgré l'opacité propre au nucléaire, on distingue ce qui a pu se passer.D'abord un arrêt d'urgence qui semble s'être "assez bien passé". Les barresd'étouffement ont arrêté la réaction en chaine. Puis un accident sur lescircuits de refroidissement, comme il s'en produit si souvent, qui devientincontr?lable. Ici, c'est le tsunami qui a détruit les diésels faisantfonctionner les pompes. Imparable, mais pas imprévisible. Très vite, trop vite,intervient la production d'hydrogène qui se concentre en poches susceptiblesd'exploser d'un moment à l'autre et d'aggraver la situation. C'est ce quis'était produit à Three Miles Island et à Tchernobyl.
Puis si le circuit n'est pas rétabli, le gainage des crayons explose et lespastilles de combustible qui commencent à fondre. Bien s?r la puissancedécroit, mais les émissions des actinides continuent à faire monter latempérature et le combustible liquéfié s'écoule et échappe au "blocage" desbarre de contr?le.
En fonction de l'enrichissement du combustible et de la forme du magma, on peutavoir une reprise de l'augmentation de puissance. C'est pour cela que les EtatsUnis ont acheminé du bore ("absorbeur" de neutrons ) pour ralentir l'excursionqui se dessinait. Mais il semble que ?a n'ai pas été suffisant et il a fallu selivrer à un balayage à l'eau de mer catastrophique. En effet le combustiblen'est plus gainé et les produits de fissions, libres, sont entra?nés vers lamer si une filtration, peu probable, n'est pas établie (j'ai lu de l'ordre de 1000m3 par jour). Parallèlement des explosions de poches d'hydrogène se sontproduites, rendant sans doute plus difficile le refroidissement et dispersantdes produits radioactifs dans l'atmosphère .
Dans l'un des réacteurs, le cap du risque de criticité semble avoir étédépassé, mais dans les deux derniers, le risque semble persister. En cas dedivergence du magma, c'est le phénomène d'explosion que l'on a connu àTchernobyl qui peut se produire, avec dispersion des actinides dansl'atmosphère dans toute la planète, à des densités variables.
La courbe montre la décroissance d'un élément sorti du flux. Les 3 premiersjours (10 4 s) sont les plus dangereux, après 12 jours (10 6 s) cela se calme.Mais sous flux (cas d'une fusion, sans refroidissement, cela est beaucoup pluslent et plus aléatoire.
Les anciens du nucléaire et les écolos, qui ont bien étudié les risques, viventavec inquiétude et compassion le calvaire des intervenant et de la populationqui n'a pas semble-t-il encore compris l'ampleur du désastre. Lesirresponsables continuent à dire cela n'arrivera jamais chez nous.

samedi 22 janvier 2011

Des centrales nucléaires off shore et incontr?lées !

La DCNS a l'expérience de la gestions des sous marins et veut donc suivreles Russes qui se proposent de faire des centrales nucléaires sur cargos. Lesrusses ont publié, à leur corps défendant, les accidents dont ils avaient étévictime. Et les carcasses d'anciens sous marins à l'abandon qui polluentcertains ports de l'ex URSS, témoignent des risques que l'on fait prendre àl'humanité tout entière. Pour que l'on puisse évaluer le degré de risques, ilfaudrait que la DCNS publie les accidents nucléaires qui se sont produits surles sous marins. S'ils se lancent dans le nucléaire civil le secret défensedoit être levé. Il faut aussi que l'interdiction de déclarer les accidents decontamination dont ont été victimes les sous mariniers soit levée. Ils doiventavoir le droit de se soigner et de protéger leur famille. Ces "centralesambulantes" sont imaginées depuis des décennies par des ingénieursirresponsables?: il y a eu des projets de détournement de fleuves parbombes nucléaires, des mini centrales nucléaires pour le chauffage urbain, descentrales nucléaires de production d'hydrogène, etc. Mais jusqu'à présent, cesprojets demeuraient confidentiels. Ce qui est nouveau dans ce projet fou, c'estque la presse publie comme s'il s'agissait d'une nouvelle usine métallurgiquesans aucun problème?! Qui plus est les communiqués de protestation desassociations de sauvegarde de l'environnement qui ont été censurés?! C'estla nouvelle démocratie?! L'horreur?!

vendredi 26 novembre 2010

Brénnilis, appel à témoins

Brennilis-doc.jpgCematin, vendredi 26 novembre 2010, un ancien collègue de Brénnilis, habitantLandeleau m’a appelé. Il est gravement malade, il a de grandes difficultés à sedéplacer depuis plusieurs années?: Opération de la prostate, dérèglementsdigestifs avec une poche stomatique. Il a une plaie qui ne se referme pas, dueà une?? colite micro isotopique ?. Les médecins ne peuvent donner uneorigine à ces ??dérèglements ?. Le copain souhaiterait avoir son dossiermédical nucléaire, il est presque certain que le mal provient d’une forteirradiation qu’il a re?ue au cours d’une intervention sur les échangeurs àBrénnilis.

Ceux là même que le nouveau directeur de la centrale dit ce matin, dans lapresse, pouvoir démonter sans difficulté dès qu’il recevra l’autorisation. Cen’est pas lui qui prendra les doses

Je me souvient de cette opération, elle m’avait marqué?: on m’avaitappelé pour me demander de ??fournir?? les 3 mécaniciens de monéquipe. ??Le service mécanique est à bloc de dose, il faut les appuyer ?.10 minutes chacun. A cette époque on ??avait le droit?? de prendrejusqu’à 3 rems trimestre . Nous avons partagé les 30 minutes à 7, cela faisaitmoins pour les 3 mécanos. Je me souviens de cette putain de bride usée par unefuite de CO2 qu’il fallait roder le plus efficacement possible, dans un tuyau,harnaché, en portant un masque, avec la source à hauteur de la tète. La doseprise n’avait ??posé aucun problème?? (le film de mesure était sur lapoitrine, ?a faisait moins de dose). Mon médecin avait aussi demandé mondossier médical il y a quelques années, il n’a jamais re?u de réponse,contrairement à la Loi. Sa lettre a du être perdue… J’ai promis d'aiderl'ancien collègue à retrouver son dossier et à témoigner si nécessaire.Peut-être d’autres collègues pourront l’aider aussi??

lundi 12 octobre 2009

DECHETS, LE CAUCHEMAR DU NUCLEAIRE

 Les manifestants deColmar avaient eu bien raison en symbolisant les dangers du nucléaire par desboites, représentant les f?ts déversés dans la mer ou stockés en silos.
Le livre accompagnant le film qui passe demain soir (mardi 13 octobre) sur Arte(20h45 - à ne pas rater), donne le chiffre équivalent aux rejets annuels à laHague?: 33 Millions de f?ts de 200 l.?! (p.118): un f?t toutes lessecondes.
Les centrales rejetant 15 fois moins chacune, cela fait tout de même un f?ttoutes les 15 secondes (multiplié par 58).Et si nous multiplions par 30 ans,même en mettant un correctif d? à la taille de Fessenheim, le Rhin, à lahauteur de Colmar serait bloqué par les f?ts.
Les produits radioactifs décelés par ??sortir du nucléaire?? àBrénnilis ne font que visualiser ces rejets qui décantent en aval descentrales. Si l’on peut faire des prélèvements, on trouvera les mêmes ordres degrandeur après chaque centrale.
Ces produis sont cancérigènes?: tout produit radioactif génère desmutations cancérigènes (SCPRI 1990). Notre organisme en détruit heureusement laplus grande partie, mais certaines ??persistent?? et, de plus,nousn’avons pas tous le même nombre de ??cellules tueuses ?
Reste à définir les risques, et donc les normes "acceptables".
Comme aucune étude n’est faite, ou tout au moins publiée, le principe deprécaution conduit à demander l’arrêt du retraitement et des rejets, et parsuite des centrales.

nota?: Pour ceux et celles qui veulent des complémentsd’information?: faire ??tritium?? sur un moteur de recherche,puis cliquer sur ??controverses sur le tritium ?. Vous y trouverez??c’est grave docteur?? un articles de médecins de l’associationsfran?aise pour la prévention de la guerre nucléaire, démontrant le manque desérieux du calcul actuel. Et aussi les liens suivants?: La gestion d’unsite,américain (Savanah River) contenant de déchets nucléaires, qui montrequ’il vaut mieux suivre de près les choix de démantèlement.http://resosol.org/InfoNuc/accidentsnucleairesBelbeoch.html Et la liste descatastrophes avouées déjà intervenueshttp://www.ieer.org/ensec/no-28/no28frnc/srs.html Bon courage?!

mercredi 19 novembre 2008

Brénnilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre

démantèlementBrigitte Chevet a réalisé un documentaire,remarquable, de 53 minutes, sur les difficultés du chantier de déconstructiondu site des Monts d’Arrée à Brennilis. Le film a été projeté sur France 3Bretagne samedi 15 novembre. Ce réacteur à eau lourde, construit dans lesannées 60, a divergé en 1966 et fonctionné à 80% de sa puissance nominale (75Mwhe) entre 1971 et 1985. Mais les 6,235 Milliards de Kw. qu’il a produits en14 ans ne correspondent qu’à 6 mois de fonctionnement d’une centrale actuelle(1600 mwhe)… Ce film, remarquablement construit, fait bien ressortir la beautédu paysage des Monts d’Arrée, pose sans parti pris les problèmes, captive lesspectateurs et suscite un grand nombre de questions et de remarques. Il a étéprojeté de nombreuses fois dans le cadre du ??mois du doc.?? organiséen novembre par l’association Daoulagad Breiz . Brigitte Chevet m’ayant demandéde témoigner en tant ??qu’ancien de la centrale ?, je l’ai accompagnée.Chantal Cuisnier, représentant ??sortir du nucléaire à l’observatoire aaussi apporté ses connaissances importantes du dossier. Nous avons tenté derépondre de notre mieux à des questions parfois pointues. Notre but estuniquement de faire en sorte que la population soit mieux informée. Tout en yajoutant le souhait que le chantier de déconstruction de la cuve du réacteur,fortement active, du béton l’entourant et des échangeurs de chaleur, se fassedans des conditions acceptables pour les intervenants et sans risque pourl’environnement, dans l’immédiat et dans les années à venir. Le mauvais procèsqui nous est fait sur des atteintes éventuelles à l’emploi est visiblement??téléguidé ?. Les personnes qui protestent font partie des 40 permanentsqui maintiennent, heureusement, le réacteur en situation de sécurité etassurent l’entretien. Elles n’ont donc pas subi de préjudice et, au contraire,l’échéance programmée de leur départ a été reculée. Les ouvriers des chantiers,qui vont de centrale en centrale, en fonction de la demande, ont un statutprécaire contre lequel j’ai protesté, à de nombreuses reprises, avec mescollègues syndiqués. Nous étions souvent peu nombreux. Si les autorisationslégales sont données, ils reviendront sur le chantier. Il est tout de mêmenormal qu’EDF respecte la Loi comme toute entreprise. Son chantage à l’emploi,par personnes interposées est tout simplement odieux. Nous n’avons aucunpouvoir dans ce domaine. Curieusement, EDF, pourtant condamnée par le Conseild’Etat pour son manque d’information du public, a refusé de participer auxdébats suivant la projection. Nous y avons aussi rencontré peu d’élus.L’enquête publique qui aura lieu en 2009 permettra à chaque partie des’exprimer sur le sujet. Les projections du film en public sont suivies d’undébat convivial, devant 60 à 100 personnes. Pendant les débats, le manqued’information, qualifié ??d’omerta?? par de nombreuses personnes,jette le doute sur les réels dangers entra?nés, par le chantier en particulier,et par le nucléaire en général. Bien que connaissant bien les conditions detravail dans ce domaine, j’ai moi aussi été surpris par la gestion du chantier,découverte dans le film. Le Directeur nous parle de ??travailrobotisé?? et on découvre sur des images tournées en 2006, des conditionsde travail moins bonnes que celles des années 60, mêmes si les outilsélectroniques de contr?le se sont beaucoup améliorés. Le débat fait aussiressortir la nécessité d’un contr?le extérieur indépendant. La CRIIRAD mise enplace par la population à Valence, près des centrales de la vallée du Rh?ne etl’ACRO à Cherbourg, près de la Hague, ont fait des analyses autour du site ettrouvé une contamination radioactive due à la centrale. Mais la CRIIRAD n’a pasété autorisée à entrer sur le site et n’a pas pu faire des analyses sur letritium, faute de moyens financiers suffisants. Il faut espérer que la??CLI?? qui va être mise en place sous la responsabilité du ConseilGénéral du Finistère, pour remplacer l’observatoire, aura à c?ur de permettreune information objective de la population. Qu’elle publiera les études déjàfaites, comme les résultats des sondages du BRGM, et demandera les moyensnécessaires à toutes les investigations préalables. Pour terminer par une noted’humour, j’indique que l’information d’Ouest France indiquant, par deux foisen des endroits différents (copié-collé ?) que j’ai été sous-directeur estfausse.

Michel MARZIN

- page 1 de 2